Récit couvrant une période depuis 2012 dans la vie de Daniel MATHIEU, face à l'ultimatum de rares maladies incurables (cholangite sclérosante primitive et rectocholique hémorragique). Dès le diagnostic tombé, survient le rappel de mettre de l'ordre dans sa vie avant qu'il ne soit trop tard : quelques mois tout au plus ! Entre les symptômes qui s'accélèrent, les malaises qui s'enchaînent, les examens qui se suivent, les traitements aux effets incertains et la transplantation du foie, la menace d'ablation du colon, le chronomètre décompte l'approche d'une échéance prochaine et définitive. Une course abracadabrante d'espoir, d'avenues improbables, de questionnements, de la médecine, du miracle tant espéré et de ses conséquences insoupçonnées.

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mardi 29 octobre 2019

SURVIVRE À LA MALADIE

Une amie (Sylvianne) m’a demandé de mettre par écrit mon approche de la maladie afin de conseiller autrui. Alors voilà !

Depuis 5 ans, mon corps lutte, résiste, succombe, rebondit et perdure malgré deux maladies chroniques inguérissables. Je garde le moral malgré les rechutes, les hospitalisations mensuelles pour traitement par intraveineuse, malgré la douleur quasi-permanente, les limites à liberté de mouvement, mes restrictions alimentaires, les hauts et les bas des traitements et des médicaments et la perte de certaines capacités.

D’abord comprendre ce qu’est et n’est pas la maladie. C’est n’est pas une punition, un karma, un manque de chance, une répercussion ou un retour de balancier. La maladie est l’inverse de la santé. Et la santé est notre état normal d’être : l’homéostasie (le processus de régulation par lequel l’organisme maintient les différentes constances du milieu intérieur entre les limites des valeurs normales ; caractéristiques d’un écosystème qui résiste aux changements et conserve un état d’équilibre : Larousse). C’est notre état normal de santé qui demeure en équilibre permanent.

L’équilibre héméostatique se maintient involontairement, par nos systèmes autonomes qui fonctionnent sans notre intervention (respiration, processus chimiques, circulation sanguine, etc.), et volontairement par les choix de vie que nous prenons (hygiènes mentale, émotionnelle, spirituelle et physique).

L’homéostasie est notre état d’être normal, notre fonctionnement basique. Si l’on a un choc, le corps se répare tout seul, allant d’un léger trauma (égratignure) à un dérèglement grave (fracture, infection, commotion). Le corps sait se réparer tout seul sans aide extérieure. C’est un écosystème autonome.

Toutefois, il advient parfois que le déséquilibre soit prolongé dans le temps, ce qui peut résulter en une cristallisation d’un trouble énergétique qui se densifie sur le plan physique en s’attachant à un organe, un membre ou un tissu. Ce déséquilibre peut être intérieur (émanant par ex. d’un choc psychologique ou émotionnel) ou extérieur (environnemental ou accidentel).

Dans les deux cas, une analyse introspective de notre état d’être nous permet souvent d’identifier la source et la cause du déséquilibre, que l’on soit en mesure ou non d’y remédier. La méditation, le prana yoga (respiration consciente), la prière, le silence, etc. sont autant de méthodes permettant d’écouter le langage de notre corps : qu’est-ce qui dysfonctionne ? Et pourquoi ?

Comment ? Si je comprends que la santé est un état d’équilibre interne et externe, alors il me faut concentrer toute mon attention sur les divers plans de mon être qui pourraient être en dysharmonie : 
-       Ai-je subi un choc émotionnel ?
-       Suis-je en train de vivre une crise spirituelle ?
-       Est-ce que mon niveau de stress est atypique ?
-       Suis-je malheureux en famille ? Au travail ?
-       Mon environnement est-il sain ou pollué ?
-       Mon alimentation est-elle propice ou déréglée ?

Comment puis-je rétablir l’harmonie dans ma vie en ajustant mes choix de vie, en équilibrant mes comportements extrêmes, en soignant mon état d’être, de penser et d’agir ?

Je peux trouver de l’aide en moi, dans les livres, en consultant des experts, des thérapeutes,  en m’ouvrant aux synchronicités, et surtout en écoutant mon intuition et mon ressenti. Lorsque j’ouvre ma conscience à mon environnement, je reçois de nombreux messages de toutes parts mais tous ne seront pas justes pour moi. Seuls mon ressenti et mon intuition me permettront de faire le meilleur choix pour moi dans l’instant présent.

Comment ? S’il nous faut choisir entre deux options, il faut visualiser l’option 1, la ressentir, imaginer qu’elle est réalisée et que je la vive pleinement. Il faut ensuite ressentir comment est-ce que je me sens dans mon corps, dans mon esprit, lorsque cette option est intégrée. Le cerveau ne fait pas la différence entre un rêve et une réalité : il réagit et le corps en ressent les effets. Quels sont ces effets ? Agréables ou non ? Dans la joie ou dans la peur ? Dans le stress ou la détente ? Ensuite, refaire l’exercice avec l’option 2. Laquelle des 2 options m’apporte un soulagement, une détente, de la paix, de la joie ? Certainement ne pas choisir l’option qui me laisse stressé, dans la peur, l’anxiété ou le doute. Que cela semble raisonnable à soi et aux autres importe peu : il faut choisir l’option qui m’apporte ou augmente mon état de bien-être.

Ainsi, un choix à la fois, un domaine à la fois, une question à la fois, je ramène tranquillement mon état d’équilibre vers le centre. J’ai confiance en moi. Je fais cela par amour pour moi. Je fais cela par bienveillance. Chaque fois que je ressens que je m’éloigne de ma quiétude intérieure, je respire, je me recentre, je me calme et je reviens vers mon centre d’équilibre énergétique.

Cela ne m’empêche pas de suivre un traitement allopathique, d’y ajouter des soins de médecine alternative, des espaces de massage, de détente, de musique, de marche dans la nature, de relaxation, de tout ce qui peut m’apporter du bien-être et de la joie. Je peux être malade et terriblement triste et stressé, ou je peux cohabiter avec la maladie en cultivant la joie et le bien-être : il ne s’agit que d’un choix : personnel, conscient, omniprésent.

Rien ne sert de cultiver la peur : ce n’est pas bon pour la santé. La peur de mourir est futile : nous allons tous mourir un jour, certains plus rapidement que d’autres, mais nous allons tous mourir. Autant le faire en conscience plutôt que dans la panique. Quels que soient nos croyances, nos dogmes, nos rites, cela ne changera rien à cette ultime vérité : un jour nous mourrons !

Pratiquer le recentrage n’a pas pour but de me guérir ni de combattre la maladie : la maladie est là, c’est un fait ; autant l’accepter et en tirer une leçon ; rétablir l’équilibre là où j’ai laissé un déséquilibre s’installer en moi. La maladie n’est pas un ennemi mais un message ou une opportunité. C’est l’occasion de me recentrer, de revenir à mon essence – ce qui est essentiel pour moi – de rétablir mon équilibre interne et externe si possible. Le recentrage me permet de traverser ou vivre cette épreuve sans stress, sans peur, avec patience et quiétude, en me mettant au centre de mon univers, en refaisant de moi, de mon être et de mon bien-être, ma priorité.

Si la maladie m’a appris une chose c’est bien de profiter de la vie pendant qu’elle est là : à tout moment, en toute chose, dans chaque rencontre, chaque opportunité. La vie est un état d’être précieux et merveilleux. La maladie ne m’empêche aucunement d’en profiter au maximum. Dans mon état de santé limité et restrictif actuel, j’ai fait le choix de vivre avec la maladie « comme si… » je suis en santé. Je fais, dans la mesure du possible, à chaque instant de chaque jour, le choix de vivre comme si la maladie n’était pas là à me restreindre dans mes mouvements, dans mes activités, dans mes états d’être et de faire. Je m’adapte à mes nouvelles limites, car il y en a : je ne peux plus courir, pratiquer des sports d’endurance, faire du travail physique exigeant , manger ou boire n’importe quoi et n’importe quand. Je dois prendre certaines précautions d’hygiène physique et alimentaire. Mais en dehors de ça, je m’adapte et choisis de vivre le plus normalement que possible.

C’est un peu comme vivre avec une infirmité. Voici une image qui parle :
Dans la forêt remplie d’arbres sains, on trouve parfois des spécimens bizarres, tordus, bossus, boursouflés, biscornus. Ils ont vraisemblablement poussés sur une faille ou un nœud énergétique qui a perturbé leur croissance « normale ». Si l’on compare un tel arbre à ses congénères sains, on peut le plaindre. Mais si l’on se rapporte à l’environnement spécifique de cet arbre-là, tout change. D’abord, il s’agit de comparer cet arbre avec tous les autres arbres dans cette forêt ayant eux aussi poussé sur des failles : sont-ils mieux lotis que lui ? Si l’on compare tous les arbres mal foutus entre eux, lesquels paraissent mieux ? Où se situe notre arbre dans ce lot ? Et comment me sentirai-je si j’étais à sa place parmi cette population d’arbres déformés ? Peut-être serai-je ravi de mon sort, parce que de nombreux petits plants n’ont pas réussi à se développer et sont morts prématurément dans cet environnement inadéquat de failles et de nœuds énergétiques ? Peut-être même que l’arbre n’est même pas conscient, parmi son groupe, qu’il est à plaindre ? Et certainement pas s’il grandit dans une forêt cultivée où les beaux, grands arbres bien droits seront coupés et récoltés en premier. Alors que les biscornus vieilleront à terme. 



Donc cet exemple démontre que tout, absolument tout, y compris la maladie et l’infirmité, sont des états d’esprit tout-à-fait relatifs. La véritable question n’est donc pas de se voir être en santé ou malade mais simplement de se voir « être » tel que l’on est dans l’instant : en équilibre ou en déséquilibre. Non pas par rapport aux autres (aux normes extérieures) mais par rapport à soi-même (à son état d’être et d’équilibre intérieur).

Pour ça, la vie me donne deux outils essentiels : mon ressenti physique et mon intuition psychique. Il s’agit de mon balancier intérieur. Là où je ressens un manque d’harmonie, je m’attache à revenir vers un centre équilibré. Dans ce centre je peux me poser, respirer, me calmer, être bien en silence et seul avec moi-même : en équilibre. Et là, dans cet espace, tout va bien. Dans cet instant présent, ni la maladie, ni la douleur, ni les conseils ou jugements d’autrui ne m’atteignent. Dans cet espace, je peux tout supporter, tout traverser, tout endurer.

Traverser la douleur peut s’avérer un défi de taille. Personnellement, j’ai vécu des périodes de douleur intense et continue, 24h sur 24. Le prana yoga (la respiration consciente) m’aide dans ces moments-là. Je respire profondément, je respire là où la douleur se trouve et j’imagine que l’oxygène y circule et nettoie cet espace. Je ralenti mon rythme respiratoire par des respirations lentes et profondes et je les compte pour me calmer l’esprit. Je concentre toute mon attention sur ma respiration et j’oublie petit à petit la douleur. Au mieux, je me calme et oublie la douleur et je passe à autre chose «  comme si… » la douleur n’était pas là. Au pire, cet exercice me fatigue, me détend et m’endort ou me permet de laisser passer la crise.



Survivre à la maladie c’est apprendre à vivre avec elle. Ne pas la combattre mais la comprendre. Identifier là où se trouve le déséquilibre et faire de chaque instant un exercice de recentrage, un défi à la fois. Savoir que tout est un choix conscient : être bien ou mal, être dans la paix ou la peur, se laisser envahir par le stress ou cultiver l’harmonie. La maladie n’est pas un châtiment mais un message. Le vivre comme une opportunité de revenir à l’essentiel pour soi ne me guérira peut-être pas mais me permettra au moins de traverser l’épreuve non dans un état de victime mais dans un état de sagesse, de modestie et responsabilisation.


2 commentaires:

  1. Eh bien, cet article fait suite à notre longue conversation d'hier et la complète admirablement bien.
    Hier j'ai écouté Martin Wincler pour son nouveau livre Tu comprendras ta douleur ; il m'a donné envie de le lire.
    Je te remercie Daniel ! Ton message est utile, ton expérience riche, tes recherches peuvent profiter aux autres, j'en suis persuadée.

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  2. Comment j'ai été guéri du virus de l'herpès.

    Bonjour à tous, je suis ici pour donner mon témoignage sur un herboriste appelé dr imoloa. j'ai été infecté par le virus de l'herpès simplex 2 en 2013, je suis allé dans de nombreux hôpitaux pour y guérir, mais il n'y avait pas de solution, alors je réfléchissais à la façon de trouver une solution pour que mon corps se porte bien. un jour, j'étais au bord de la piscine, je cherchais et je pensais où trouver une solution. Je passe par de nombreux sites Web où j'ai vu tant de témoignages sur le Dr Imoloa sur la façon dont il les a guéris. je n'y ai pas cru mais j'ai décidé de lui donner un essai, je l'ai contacté et il m'a préparé l'herpès que j'ai reçu par le biais du service de messagerie DHL. je l'ai pris pendant deux semaines après, puis il m'a demandé d'aller vérifier, après le test, on m'a confirmé l'herpès négatif. suis tellement libre et heureux. donc, si vous avez un problème ou si vous êtes infecté par une maladie, veuillez le contacter par e-mail drimolaherbalmademedicine@gmail.com. ou / whatssapp - + 2347081986098.
    Ce témoignage exprime ma gratitude. il a aussi
    remède à base de plantes pour, FIÈVRE, DOULEUR CORPORELLE, DIARRHÉE, ULCÈRE DE LA BOUCHE, FATIGUE DU CANCER DE LA BOUCHE, ACHES MUSCULAIRES, LUPUS, CANCER DE LA PEAU, CANCER DU PÉNILE, CANCER DU SEIN, CANCER PANCRÉATIQUE, CANCER CHINIQUE, CANCER VAGIN, CERVICALE MALADIE POLIO, MALADIE DE PARKINSON, MALADIE D'ALZHEIMER, MALADIE BULIMIAQUE, MALADIE COMMUNE INFLAMMATOIRE FIBROSE KYSTIQUE, SCHIZOPHRÉNIE, ULCÈRE CORNÉENNE, ÉPILEPSIE, SPECTRE D'ALCOOL FŒTAL, LICHEN PLANUS, CANTIDE, BARDEAUX, BARDEAUX, BARDEAUX / SIDA, MALADIE RESPIRATOIRE CHRONIQUE, MALADIE CARDIOVASCULAIRE, NÉOPLASMES, TROUBLE MENTAL ET COMPORTEMENTAL, CHLAMYDIA, ZIKA VIRUS, EMPHYSEMA, TUBERCULOSIS LOW SPERM COUNT, ENZYMA, DRY COUGH, ARTHRITE, LUCHE, LUCIA ÉRECTION, ÉLARGISSEMENT DU PÉNIS. ETC.

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