Récit couvrant une période de trois années dans la vie de Daniel MATHIEU, face à l'ultimatum d'une rare maladie incurable (cholangite sclérosante primitive). Dès le diagnostic tombé, survient le rappel de mettre de l'ordre dans sa vie avant qu'il ne soit trop tard : quelques mois tout au plus ! Entre les symptômes qui s'accélèrent, les malaises qui s'enchaînent, les examens qui se suivent, les traitements aux effets incertains et la transplantation éventuelle du foie, le chronomètre décompte l'approche d'une échéance prochaine et définitive. Une course abracadabrante d'espoir, d'avenues improbables, de questionnements, de la médecine, du miracle tant espéré et de ses conséquences insoupçonnées.

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vendredi 20 janvier 2017

EN VIE : ROMAN DE DAVID WAGNER



Un ami m'a recommandé la lecture de ce roman traitant de la greffe du foie d'un homme, père de famille d'âge moyen. Il souffre d'hémorragies gastro-intestinales causées par rupture de varices oesophagiennes depuis l'âge de 12 ans. D'une hospitalisation à l'autre, il survit jusqu'à la greffe du foie.

On le suit dans ses pensées quotidiennes et la nostalgie de sa vie durant ses hospitalisations pré et post-opératoires qui durent de plusieurs semaines à plusieurs mois.

Si l'histoire se déroule dans le système hospitalier allemand, cela peut expliquer les quelques divergences entre la procédure médicale décrite dans le roman et la réalité du système de greffes en France.

La réflexion permanente du personnage doit être perçue comme un processus intime et personnel auquel je ne m'associe pas vraiment. Ni sur ses pensées sur la vie, ni sur sa réflexion sur la mort, ni même sur son vécu de l'entente de la greffe, sur la liste nationale de transplantation, et lors de son réveil post-greffe et de sa convalescence.

Je n'ai pas senti, dans cette histoire, le drame existentiel que vit le malade en attente de greffe, ni la réalisation profonde que peut représenter de vivre avec l'organe d'une personne décédée, et encore moins l'épreuve qui consiste à chercher un sens à sa propre survie alors que d'autres n'auront jamais cette chance.

Le personnage communique à travers l'organe greffé comme s'il s'agissait d'une femme donneuse et donc, comme s'il avait une double personnalité. Cela ne m'a aucunement touché, même s'il est possible qu'un greffé vive ce genre de délire. Pourquoi pas ?

Trop romancé à mon goût, trop nostalgique pour ne pas dire dépressif et en absence total d'une quelconque joie de vivre, pour moi cette histoire reste morne, fade et lassante. J'avais hâte d'en terminer la lecture. Cela n'enlève rien à l'écriture impeccable de l'auteur. C'est de l'excellente littérature qui n'a rien à voir avec ma réalité de greffé du foie.

Sur ce sujet, à titre de roman, j'ai lu mieux.

À vous de voir...

Le roman, traduit de l'allemand, publié en 2016 aux éditions Piranha, a remporté le Prix de la Foire de Leipzig en 2013. Né en 1971, l'auteur a vu plusieurs de ces huit romans primés. Voir 
http://www.piranha.fr/livre/en_vie


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